Ensemble Montréal se porte à la défense du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence

Montréal, le 22 octobre 2018 - À la suite d'une série de déclarations inexactes de Valérie Plante la semaine dernière au sujet du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV), le chef d'Ensemble Montréal, M. Lionel Perez, s’est porté à la défense de l’organisme, en soulignant que les critiques de la mairesse étaient non fondées et, surtout, trahissaient sa méconnaissance du dossier.

«La mairesse se dit préoccupée par le fait que le CPRMV agit à travers le Québec, mais que son financement vient uniquement de Montréal. C’est faux. Le financement du CPRMV vient à la fois du gouvernement du Québec (1 M$) et de la Ville de Montréal (900 000$). Et c’est ainsi depuis 2015, quand le gouvernement s’est joint à la Ville pour étendre le mandat du CPRMV à l’échelle de la province», a expliqué M. Perez.

Quant aux difficultés financières du CPRMV, elles proviennent d’un retard dans le versement de la subvention provinciale. Contrairement à ce qu’a laissé croire la mairesse Plante, il n’y a aucun audit financier mené conjointement par la Ville et le gouvernement, seulement un « diagnostic organisationnel » dans le but d’assurer la pérennité de l’organisme.

«En parlant d’audit et de dépenses à l’international, Mme Plante laisse entendre qu’il y aurait malversation financière. Or, les résultats financiers du CPRMV sont vérifiés, publics et inclus dans son rapport annuel. Quant à la dimension internationale, il faut comprendre que c’est à l’invitation de nombreux organismes que le CPRMV participe à des conférences, colloques et séminaires sur la radicalisation afin de partager son expertise unique au monde. On parle de 11 missions internationales en 2017, et de dépenses défrayées par les partenaires du CPRMV», a précisé M. Abdelhaq Sari, porte-parole de l’Opposition officielle en matière de sécurité publique.

La vraie question est : pourquoi la mairesse, qui n’a jamais visité le CPRMV depuis son arrivée au pouvoir il y a près d’un an, choisit-elle subitement de s’en prendre à cette organisme dont la mission de prévention, de sensibilisation et d’intervention auprès d’individus radicalisés est reconnue partout dans le monde et a inspiré de nombreux gouvernements en Europe, en Afrique et ailleurs en Amérique du Nord?

«S’il est vrai que le CPRMV a été créé au plus fort de la crise du terrorisme islamique, il ne faudrait pas croire que l’enjeu de la radicalisation se limite à ce phénomène. Depuis ses débuts, le CPRMV étudie aussi la montée des extrémismes de gauche et de droite au Québec. Dans un tel contexte, sa survie est essentielle pour mieux comprendre ces courants et, surtout, pour aider les individus pris dans les mailles de ces groupements et leurs familles. Car en plus de ses activités de prévention et de sensibilisation, le CPRMV travaille directement auprès des individus en situation de radicalisation et ce, en toute indépendance et en toute confidentialité. À entendre ses déclarations, on dirait que la mairesse cherche un prétexte pour fermer le CPRMV, alors que si elle avait pris quelques minutes pour parler au conseil d’administration, comme nous l’avons fait, elle aurait sans doute été mieux renseignée. Nous ne savons pas qui l’alimente avec ces informations erronées, mais une chose est certaine: elle n’a clairement pas fait ses devoirs», a conclu M. Perez.

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Autorisé par Robert Richard, agent officiel.