Budget 2019 de la Ville de Montréal: «L’administration Plante-Dorais prouve encore une fois qu’elle est incapable de limiter ses dépenses»

Montréal, le 8 novembre 2018 – Le chef de l’Opposition officielle à l’hôtel de ville de Montréal, M. Lionel Perez, et le vice-président de la Commission sur les finances et l'administration, M. Alan DeSousa, ont fait part de leurs réactions concernant le budget 2019 et le Programme triennal d’immobilisations (PTI) 2019-2021 de l’administration Plante-Dorais.

Première constatation: l’administration dirigée par Projet Montréal augmente encore une fois ses dépenses à un rythme déraisonnable, soit 4,3% en 2019, pour un total de 5 705,1 M$. «Si l’on additionne cette augmentation à celle de l’an dernier, qui était de 5,2%, on arrive à une croissance des dépenses municipales de 9,5 % sur deux ans, un chiffre astronomique! Ce n’est définitivement pas une manière prudente de gérer les fonds publics. L’administration Plante-Dorais prouve encore une fois qu’elle est incapable de limiter ses dépenses», a déclaré M. Perez.

Cette propension à dépenser est nettement visible dans la hausse des effectifs municipaux, qui se traduit par près de 439 années-personnes en plus pour 2019. « L’administration précédente, grâce à son plan de contrôle des effectifs, avait réussi à réduire le nombre d’employés de 850 en quatre ans. Nous perdons peu à peu tous les gains des dernières années », a ajouté M. Perez.

L’incapacité de l’administration à limiter ses dépenses a une conséquence désastreuse sur la gestion de la dette. Comme en 2018, la Ville dépassera la limite qu’elle s’est elle-même fixée à l’intérieur de sa Politique de gestion de la dette, qui établit le plafond d’endettement à 100% de ses revenus annuels. Pour 2019, ce niveau sera de 112%.

«Depuis deux à trois ans, Montréal vit un véritable boom économique. On serait donc tenté de profiter des nouveaux revenus pour augmenter les dépenses. Au contraire! Il faut se discipliner et engranger les revenus pour l’avenir. Projet Montréal préfère utiliser la carte de crédit et même, ne se gêne pas pour dépasser la limite», a indiqué M. DeSousa.

Charges fiscales

Ensemble Montréal constate que l’augmentation des taxes se limite à 1,7% pour le résidentiel et à 1,3% pour le non résidentiel. Mais un véritable gel de toutes les charges fiscales aurait été préférable, surtout que cette augmentation comprend une hausse de 1% de la taxe de l’eau, qui s’ajoute à une hausse de 1,1 % en 2018.

«Est-ce que la population devrait se réjouir d’une augmentation de 1,7%, alors que l’administration disposait clairement de la marge de manœuvre nécessaire pour imposer un gel total des charges fiscales? On parle tout de même d’une augmentation de 5% sur deux années (3,3% en 2018 et 1,7% en 2019). Le plus ironique, c’est qu’on augmente encore la taxe de l’eau, alors que les investissements prévus dans le PTI 2019-2021 pour les infrastructures de l’eau diminuent par rapport au PTI précédent. Que vont-ils faire avec ces nouvelles sommes?», a demandé M. Perez.

L’Opposition officielle est particulièrement heureuse que sa demande d’appliquer aux immeubles non résidentiels un taux de taxation moindre pour la première tranche de valeur foncière de 500 000 $ ait été entendue. Il aura toutefois fallu attendre un an avant que cette mesure ne soit mise en place.

«Par ailleurs, le programme de compensation financière pour les marchands qui subissent des chantiers de construction majeurs s’élève à seulement 5,5 M$, alors qu’il est rétroactif à l’année 2016 et doit donc couvrir quatre ans. Ce n’est clairement pas assez», a déploré M. DeSousa.

ARTM: une nouvelle taxe?

Autre question que vont se poser les contribuables montréalais : qu’est-ce que la nouvelle « contribution à l’Autorité régionale de transport métropolitain », qui compte pour 0,35 % de l’augmentation de leur compte de taxes?

Enfin, on ne retrouve nulle part dans les documents du budget la promesse de l’administration de proposer aux contribuables montréalais un plan d’étalement sur plusieurs mois pour le paiement, sans intérêt, de leur compte de taxes. «Malheureusement, ce ne serait pas la première fois que Projet Montréal brise une promesse électorale», a conclu M. Perez.

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Autorisé par Robert Richard, agent officiel.