Été comme hiver, la Ville doit assurer l'accessibilité universelle

Montréal, le 13 février 2019 - La leader de l’Opposition officielle, Mme Karine Boivin-Roy et M. Benoît Langevin, porte-parole en matière d’itinérance et de jeunesse, ont dévoilé ce matin une motion demandant au comité exécutif de s’assurer que les normes d’accessibilité universelle soient clairement inscrites dans tous les nouveaux devis des contrats de déneigement.

Les élus d’Ensemble Montréal veulent renforcer les obligations de la Ville envers ses citoyens à mobilité réduite. Ainsi, les normes devront prévoir le déneigement des débarcadères sur toute leur longueur, en même temps que les trottoirs adjacents et jusqu’en bordure de rue, sans pousser la neige devant le débarcadère. Elles devront également prévoir le déblaiement complet des abaissements de trottoirs (bateaux-pavés).

«L’hiver rigoureux que Montréal connaît et les ratés de l’administration en ce qui a trait au déneigement et au déglaçage, ont accentué les problèmes quotidiens vécus par les quelque 218 000 Montréalais qui présentent une incapacité liée à la mobilité. Pour ces personnes, le déneigement est non seulement une priorité, mais aussi une question de sécurité et de dignité. L’administration doit comprendre le sentiment d’urgence qui les habite», a déclaré Mme Boivin-Roy.

Selon les résultats d’un sondage mené entre décembre 2017 et février 2018 par l’organisme Ex aequo auprès de ses membres, 54% des répondants étaient très insatisfaits du déneigement du débarcadère qu’ils utilisent; en combinant les mentions «très insatisfait» et «plutôt insatisfait», le taux d’insatisfaction grimpe à 70%. D’une manière générale, la majorité des répondants étaient critiques envers le déneigement des intersections et des abaissements de trottoirs.

«L’administration doit prendre au sérieux les demandes des citoyens à mobilité réduite. Bien souvent, on les invite à la table pour discuter, mais les actions ne suivent pas. Ce qui peut sembler anodin pour certains est un enjeu crucial pour d’autres. On parle de gens qui ne peuvent littéralement plus sortir de chez eux en raison du mauvais déneigement. Nous nous devons d’agir», a expliqué M. Langevin.

Linda Gauthier, présidente du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), a tenu à donner son appui à la motion. «La lutte est loin d’être terminée pour les personnes à mobilité réduite. Il est aberrant qu’en 2019, on doive encore se battre pour qu’elles puissent se déplacer plus aisément, surtout en hiver. Actuellement, se déplacer est excessivement dangereux, voire impossible. Nous souhaitons que l’administration comprenne que peu importe la météo, la mobilité n’est pas un privilège, mais un droit garanti. Nous saluons avec vigueur la motion d’Ensemble Montréal», a-t-elle affirmé.

«En garantissant des déplacements hivernaux sécuritaires et faciles pour tous les citoyens, y compris les utilisateurs d’aides à la mobilité, notre motion vient renforcer la Politique municipale d’accessibilité universelle de 2011 en lui donnant plus de mordant. C’est parfaitement en accord avec la volonté d’inclusion qui caractérise notre formation politique», a conclu Mme Boivin-Roy. 

La motion sera débattue lors du conseil municipal de février qui se tiendra le 25 février prochain.

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Autorisé par Jonathan Cohen, agent officiel.