«Improvisation totale»: Ensemble Montréal réclame des contrôles plus serrés sur le «Circuit des voies actives sécuritaires» de l’administration Plante

Montréal, le 4 juin 2020 – Devant le flot intarissable de critiques provenant de citoyens et de commerçants à l’endroit du «Circuit des voies actives sécuritaires» de la mairesse Plante, Ensemble Montréal demande que l’administration entreprenne immédiatement des consultations sur les aménagements déjà réalisés et ceux prévus dans la phase 2 de son plan. Rappelons que celui-ci comprend l’implantation de 327 km de nouvelles voies piétonnes et cyclables à travers la ville, provoquant en retour le retrait de voies de circulation et d’espaces de stationnement.

Ensemble Montréal déposera une motion à cet effet lors du conseil municipal du 15 juin prochain.

«Le plan de déplacement estival de la mairesse a été conçu et mis en place dans l’improvisation la plus totale. Par exemple, près de trois semaines après l’annonce de son plan, elle ne peut même pas dire combien d’espaces de stationnement seront finalement retirés. Et évidemment, aucune consultation n’a eu lieu. Les citoyens et commerçants ne décolèrent pas», a déclaré M. Francesco Miele, conseiller de la Ville du district de Côte-de-Liesse.

L’épisode le plus déplorable est sans doute celui du boulevard Saint-Laurent, que l’administration a décidé de fermer à la circulation automobile entre les rues Jean-Talon et Saint-Zotique, au grand étonnement des marchands du quartier de la Petite-Italie, qui n’avaient pas été consultés au préalable.

«Et comme si ce n’était pas assez, la mairesse a l’audace d’écrire sur les médias sociaux que cette fermeture a été demandée par la Société de développement commercial Petite-Italie, ce que celle-ci a aussitôt démenti, ajoutant qu’une grande majorité des commerçants étaient farouchement opposés au projet de la Ville. Franchement, c’est loin d’être une façon honorable de procéder», a ajouté M. Miele.

Les exemples ont été également nombreux de citoyens qui se réveillent pour découvrir avec surprise qu’une nouvelle piste cyclable a fait son apparition sur leur rue et qu’ils devront aller garer leur voiture beaucoup plus loin. Ou encore, des usagers du transport collectif qui apprennent que leur arrêt de bus habituel a été déplacé parce que la rue est dorénavant trop étroite pour accueillir à la fois autobus et voies cyclables...

Signe de l’étendue des inquiétudes face au «Circuit des voies actives sécuritaires» de l’administration Plante, même l’Ombudsman de Montréal, Mme Johanne Savard, a émis le 20 mai dernier un «avis de préoccupation», dans lequel elle rappelle, entre autres, la nécessité d’assurer l’accessibilité universelle et la sécurité des nouveaux aménagements, de prévoir des zones alternatives de stationnement et de consulter les citoyens et commerçants.

«De ce que nous pouvons constater, rien de cela n’a été fait. Nous ne pouvons tout simplement pas faire confiance à cette administration, qui est menée par sa propre idéologie et non par la volonté de bien servir les citoyens. Voilà pourquoi, en plus de réclamer que des consultations sérieuses soient menées, notre motion demande aussi que ces nouveaux aménagements soient retirés dès la rentrée, en septembre. Nous connaissons trop bien les visées anti-voitures de Projet Montréal pour les croire quand ils affirment que ces aménagements ne sont que temporaires», a conclu M. Miele.


Motion demandant la tenue de consultations sur le «Circuit des voies actives sécuritaires»

Attendu qu’en réponse à la crise de la COVID-19, l’administration montréalaise a mis en place pour l’été 2020 un plan de déplacement qui comprend l’implantation de 327 km de nouvelles voies piétonnes et cyclables;

Attendu que l’aménagement de ce « Circuit des voies actives sécuritaires » doit permettre aux Montréalais d’accéder aux différents parcs, services essentiels et commerces en respectant les consignes de distanciation;

Attendu qu’afin d'implanter ces aménagements, la Ville de Montréal a dû retirer de nombreuses voies de circulation et espaces de stationnement, notamment sur les artères névralgiques de Saint-Laurent, Saint-Denis, Christophe-Colomb, Mont-Royal, Rachel et autres;

Attendu que de nombreux commerçants et citoyens montréalais se disent inquiets de la mise en place de ce « Circuit des voies actives sécuritaires », pour lequel ils n’ont pas été consultés;

Attendu que ce manque de consultation a notamment obligé l’arrondissement de Rosemont–La-Petite-Patrie à abandonner son plan de fermer une portion du boulevard Saint-Laurent à la circulation, suite aux plaintes exprimées par les commerçants et la Société de développement commercial (SDC) Petite-Italie;

Attendu que l’Ombudsman de la Ville de Montréal a fait part aux élus de ses préoccupations au sujet des nouveaux aménagements, notamment en ce qui concerne l’accessibilité universelle, la sécurité, l’enclavement des rues, la protection des espaces de stationnement privés, les feux de circulation, les zones alternatives de stationnement, l’information et la consultation;

Attendu que certains de ces aménagements dits «temporaires» pourraient devenir permanents sans que les citoyens ou commerçants ne soient consultés;

Il est proposé par      Francesco Miele, Conseiller de la Ville du district de Côte-de-Liesse;
Appuyé par                 Karine Boivin-Roy, Conseillère de la Ville du district de Louis-Riel;

Que la Ville de Montréal entreprenne immédiatement des consultations auprès des résidents et des commerçants au sujet de chacun des aménagements de son «Circuit des voies actives sécuritaires»;

Que la Ville de Montréal s’engage à retirer l’ensemble de ces aménagements à temps pour la rentrée 2020;

Que la Ville de Montréal ne renouvelle pas dans les années à venir ces aménagements sans consultation publique préalable.

 

 

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