Consultation prébudgétaire 2021: pas de déficit, il faut sabrer dans les dépenses!

Montréal, le 16 septembre 2020 – Alors que la Commission sur les finances et l’administration dépose aujourd’hui ses recommandations à la suite de la consultation prébudgétaire 2021, les élus d’Ensemble Montréal, MM. Alan DeSousa et Richard Guay, font connaître leur dissension en publiant un rapport minoritaire dans lequel ils dénoncent le manque de transparence de l’administration Plante-Dorais, un processus de consultation bâclé et des solutions qui ne vont pas assez loin pour affronter la crise des finances de la Ville.

Mais leur principale critique porte sur la recommandation R-10 du rapport de la Commission, soit celle qui propose de «Demander au gouvernement du Québec, en dernier recours, un moratoire temporaire sur l’interdiction pour les villes de faire un déficit». «En trois budgets, l’administration Plante-Dorais a fait grimper les dépenses de la Ville de 17,6%, soit presque un milliard de dollars (966,3 M$). La solution n’est certainement pas de lui donner un chèque en blanc en lui permettant de présenter un budget déficitaire et de refiler la facture aux générations futures. Elle se doit de réduire ses dépenses, ce qu’elle n’a jamais su faire depuis trois ans», a déclaré M. Alan DeSousa, vice-président de la Commission sur les finances et l’administration et maire de l’arrondissement de Saint-Laurent.

Par ailleurs, les élus d’Ensemble Montréal trouvent qu’il est absurde de demander à la population et aux commissaires de se prononcer sur l’avenir des finances municipales sans avoir accès aux plus récentes données financières de la Ville qui tiennent compte des effets de la pandémie. Or, comme il est écrit au tout début du rapport, «La Commission a produit ses recommandations sans connaître la totalité des pertes de revenus et des dépenses imprévues découlant de la pandémie et des mesures particulières que la Ville a déployées dans l’urgence pour y répondre.»

«Il est assez difficile de proposer des solutions quand on ne connaît pas l’ampleur du problème. Depuis des mois, l’administration nous cache la véritable situation financière de la Ville. À plusieurs reprises, nous avons demandé une mise à jour économique qui permettrait de mesurer l’ampleur de la crise. La seule information officielle date du 23 avril 2020. Depuis, toutes nos demandes ont été refusées», a ajouté M. DeSousa.

Les commissaires dissidents regrettent aussi que la Commission, dans ses recommandations, ait refusé d’aborder des solutions présentées par des acteurs économiques majeurs comme la Chambre de commerce du Montréal métropolitain ou l’Institut de développement urbain du Québec. Ces deux organismes ont proposé dans leurs mémoires des mesures de relance économique comme une réduction temporaire de la taxe foncière pour les immeubles non résidentiels au centre-ville, une proposition appuyée par Ensemble Montréal, qui présentera une motion en ce sens lors du prochain conseil municipal.

Enfin, MM. DeSousa et Guay rappellent que l’exercice de consultation – particulièrement le sondage auquel la population montréalaise était invitée à participer – comportait de graves biais méthodologiques, mais aussi idéologiques. «Il était évident que ce sondage orientait la population vers les options déjà choisies par l’administration, comme la possibilité de faire un déficit ou celle de demander une aide financière à Québec et Ottawa. Nulle part, les citoyens ne pouvaient remettre en question les orientations passées de l’administration ou encore exiger un meilleur contrôle des dépenses. Projet Montréal a encore réussi à transformer une initiative de consultation citoyenne en exercice de relations publiques», a conclu M. DeSousa.

Pour lire le rapport minoritaire d’Ensemble Montréal: bit.ly/2RsvXC7

 

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